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HERR PITZBERGER « Dreht auf » (Shitkatapult strike 13) - 2001 Boudiou ! On l'aura attendu un moment, la stupido splendeur de cette année l'hiver 2000, on s'en rappelle, nous en avait bouché un sacré coin avec l'énorme « 14-0-0 » de Console chez Payola Mais en 2001, pas grand chose à se mettre sous la platform shoe. Peut-être, aussi, faut-il admettre que nous nous soyons par trop éloignés des dancefloors, sauvages ou chics ? En 2001 donc, peu d'autres que Cavage (ou le dernier Vromb, mais on le connaissait de longue date) ont su nous propulser dans cet univers coloré et brillant de partout. Ce maxi nous offre enfin de quoi rire et danser. Un track, surtout, retient notre inattention : il s'agit d'une mécanique minimale drolissime - et elles le sont souvent, dès lors que mécaniques, minimales et allemandes - ; il traîne sur ces sillons une insouciance qui donne envie aux pêcheurs repentis, aux rangés des voitures que nous sommes, de refaire des boums. L'ensemble du maxi, en regard, s'apparente plus à ce qui nous parvient d'ordinaire de chez les criquets malicieux de Shitkatapult. Herr Pitzberger, a.k.a Horzü, (auteur du strike 6 l'an passé pour le label), nous avait déjà montré sur ce premier essai qu'il aimait à se lover en un écrin - en l'occurrence, le son "à la" Chain Reaction - pour en grignoter les contours et le saccager de l'intérieur. Il y a de cette manière de perversion, encore, dans ce maxi. Mais elle a gagné en fonctionnalité. Et Herr Pitzberger (a.k.a, également, dj Monoton) a gagné en maîtrise de dancefloor oblique - l'infosheet insiste bien, d'ailleurs, sur une bénéfique opération de chirurgie plastique. Car certains tempi sont beaucoup plus légers, plastiques justement : elles sont loin les basses souterraines, il y a de la house, même, dans tout cela, je vous le dis. Des charleys frétillants, des murmures de tb 303 - si discrets, comme des murmures, quoi -, et pourtant jamais on ne verse dans le mauvais goût ou la guimauve. Toujours cet effet de distanciation cher à "l'école allemande", celle de Thomas Brinkmann (pas de Sven Väth). Et l'on aimerait connaître des espaces publics voués à la diffusion de cette dance music là. Combien de temps faudra-t'il patienter encore ? Mr Øpless |