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OVUCA « King Stacey » (Rephlex cat 105) - 2000
Voici encore un de ces maxis en rotation quasi permanente sur nos turntables depuis au moins un an. Et si l'on en parle maintenant, c'est à l'occasion de la sortie du déjà troisième album de ce scandinave (« Wasted Sunday » - Rephlex cat 110) qui calme sacrément le jeu par rapport au tout-début. Du coup, on revient un instant sur la "première époque" d'Ovuca (bon, ça ne remonte pas non plus à l'antiquité, juste au siècle dernier...), et sur ce qui fait encore et toujours notre bonheur. « King Stacey », c'est simplement quatre tracks qui font mouche. On ne saurait rêver mieux en terme de concision et d'efficacité. Cavalant à des tempi échevelés, chaque titre renchérit dans un drum n'bass super costaud, dont on pourrait dire qu'il est plus direct que celui de son confrère Raczynski mais quand même moins coriace que le hardbreak à la Scud, Doormouse et compagnie (pour ceux qui craindraient de se faire un peu rentrer dans le lard ), et qu'il n'a surtout rien à voir avec le commun des breakbeats anglo-saxon. En sus, on retrouve le sens de la dérision propre à son label d'adoption, avec envolées synthétiques sans aucune retenue et sampling bien rudimentaire (ici une bonne vieille méthode assimil). Bref, c'est sans conteste pour nous un putain de classique de chez Rephlex comme il s'en fait désormais trop rarement. S.Y.D |