CYLOB
«
Cylobs Latest effort » (Rephlex 049)
« Diof97 » (Rephlex 044) - 1997


Sunshine, moonlight, good time...
Le staff Rephlex réapparaît soudainement selon sa spécialité
bien connue, ici avec le plus surjoncté des gentils
freaks anglais ; lami Chris Jeffs quon attendait plus
et qui nous revient dans le rôle du prince de lelectro
boogie full of cyprine. En phase avec lévolution des
moyens de productions, il laisse derrière lui une brillante
(bien que courte) carrière dans lindustrie lourde ;
la puissance sidérurgique fait donc place à lexpression
dune certaine modernité technique.
Le son y gagne donc en précision, en finesse, ce quil
y perd en impact. Bon, tout ceci sinscrit quand même
dans la conception illusoire dune rupture créative
(avec un matériel renouvelé). La musique de Cylob
se mue plutôt de façon instinctive, dans une pure recherche
hédoniste ; on peut ainsi penser quil sagit simplement
du parcours logique de quelquun qui ne se fixe pas de contrainte,
comme délivré de la peur face à lécueil
de la superficialité. Autrement dit, son alchimie lui permet,
semble-t-il ici sans même y réfléchir, de trouver
léquilibre entre légèreté et substance.
Doù lenvie, sans complexe ni remords, de chatouiller
lelectro old school comme pour tordre et désosser cette
bonne vieille mécanique américaine. A linstar
dInterr-ference ou Passarani, mais à sa manière,
cest à dire avec humour. Deux E.P., huit tracks qui
glissent comme des savonnettes électrisées (?!), appelant
sans concession à la fornication (« Cum to me baby
») ; ou qui se déhanchent dans une électro-salsa
minimaliste (?!) ; ou qui giclent comme de la mitraille entre les
yeux du premier qui touche à ma meuf (« Smackem
up sharp ») ; ou du vrai-faux new school beat (traduisez tradition
Rephlex avec « Bow street bastard ») face à
du pur old school swing (« Space skramble ») ; et puis
tradition encore avec des coulées mélodiques comme
seuls Marc dArchangelo et Barney Summer en rêvent encore.
Mélo, mellow, gerbant, génial ? Welcome to a Rephlex
World !