EMBOLISM « This mean fucking war » (Bloddy Fist 04) - 199

D’Australie nous avions déjà reçu en pleine face les traumatismes ambient du label Dorobo (notamment le premier album de Black Lung, grand moment de tristesse aux relents cinématographique). Voici qu’il s’y fait du hardcore, et du notable, aux rouages monolithiques et à la production achevée. Attardons-nous donc sur un disque représentatif du label-phare, Bloody Fist (gargl !!). Embolism, même s’il date déjà de l’année 95, n’en reste pas moins novateur. Des nappes d’entrée, glaciales, annoncent d’accorte manière la suite, c’est-à-dire une rythmique en rafales, dévastatrice, vecteur d’émotions peu recommandables. L’Absence de tout, de quelqu’autre forme d’expression qu’un cri de rage sublime, presque achevé. De la musique tellement concrète qu’en face on se sent réduit à Rien. Définitif. Voilà qui sait dissoudre le Superflu, au moins...
Grincements de dents ensuite, lorsqu’on apprend que Ryan Leeman, légateur de cette chose s’apparentant plus à un testament qu’à un salut amical, a 14 ans. Est-il alors un pur produit de l’Extrême et la défaite du sentiment en notre société décérébrée, ou le futur sauveur du peu d’humanité/animalité (de vie ?) qu’il y reste ? Selon Cover, il s'agit plus simplement du Wolfgang Amadeus du siècle prochain...

Mr Øpless