Qui
est ce rigolo mécano du nom de
Felix Randomiz ? « Goflex »
est indéniablement loeuvre
dun horloger-joaillier : la maîtrise
de la mélodie est parfaite, la
mécanique savoureuse.
Des nombreuses volutes romantiques de
ce mini album (7 titres) aucune ne semble
autoriser la prétention courante
des harmonies émouvantes. Laspect
névrotique qui sen dégage
devient la base dune architecture
chaotique ou binarité et déconstruction
font bon ménage. Pour être
franche, la techno est assez lointaine,
voire étouffée, au profit
dun ensemble composé à
la fois de sons presque organiques, et
delectro, qui, mélangés
arbitrairement, contribuent à la
formation de morceaux ludiques et complexes.
Les trois morceaux de la première
face sont électro-jazzy, et le
tout premier à la particularité
davoir une très belle rythmique
arabisante. Les quatre titres de la seconde
face sont si déséquilibrés
que lon peut difficilement faire
la distinction entre les sons, ce qui
entraîne une confusion entre le
binaire, l'electro, le modulaire, la harpe
et le zigouigoui à la Freeform.
Pour continuer dans les comparaisons,
voilà un disque qui fournit une
heureuse passerelle entre le japonais
de Bisk (Sub Rosa) et Iesope Drift chez
Element.com.