THE
OCTAGON MAN
«
Vidd » (Electron Industries 012) - 1998
«
Zedd / Zzzedd » (Electron Industries 013) - 1998

J. Saul Kane (alias Depth Charge) serait-il en passe de devenir un personnage incontournable en ces pages ? Mieux vaut tard que jamais, répondront les mauvaises langues, compte tenu de lactif du monsieur, agitateur delectro grooves bien fêlés depuis un paquet de temps (Tain, ça nous rajeunit pas...). Bref, lun de ses maxis, « Disko alien » (sur DC Recordings) ayant agi sur nos fonctions psychomotrices comme un révélateur, nous nous sommes donc jeté avec un entrain non dissimulé, et sans même nous chauffer les muscles, sur ses productions sous le nom dOctagon Man, sur Electron Industries.
Les deux maxis que voici sont construits, à linstar des Basic Channel / Chain Reaction, sur le principe du jumelage de deux morceaux - un par face. Le 012 propose donc « Vidd » et "Tvividd », chacun deux démontrant à ceux qui en douterait encore, le fantastique dynamisme du mode electro, de même que la liberté de création rythmique quil stimule. Ici, le mouvement se veut dinspiration old school, mais largement rehaussé dune pointe épileptique très machinique, volontiers gargouillante. Propulsée dans le monde de la 3D, la musique senrichit vite de quelques volûtes de synthèse venant posséder le lieux, sans verser pour autant dans un romantisme dont les Rephlex All Stars ou Passarani se sont par exemple faits les chantres. Il sagit plutôt doscillations linéaires ne cherchant pas tant lharmonie des superpositions que la création dune atmosphère liée aux dérives en eaux troubles.
Le volume 013 quant à lui évolue entre « Zedd » et "Zzedd », insistant sur un jeu de balancier entre beats crépitants, soubresauts rythmiques - comme une soupape tempérant momentanément lagitation mécanisée - et plongeons en pleine densité... Dune densité sonore qui sinstalle peu à peu, imposante comme une chape de basse aux reflets chromés. Et lorgue quelque peu décadent qui se fige au beau milieu de ces brumes synthétiques donne le ton final de cette belle production jouant de lombre et de la lumière, dans un équilibre bien personnel. En attendant une éventuelle suite, ces deux là sont à mixer sans tarder.
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