SELWAY
« Zoids , vol.2 »
(Serotonin 012) - 1999

En tant que non-officiant
au mix, labondance de la production électro américaine
à simmiscer dans les bacs me fait plaisir autant quelle
me fait peur. Le clonage en grande quantité dun tel genre,
souvent aux limites du pastiche, ne peut que le faire passer du mauvais
côté du miroir. (Voir à ce sujet lampleur
de la déliquescence de la jungle actuellement
)
Le truc, facile à pratiquer dès lors quon nest
pas trop fortuné, cest de garder ses distances
et
de se faire retourner, mettre en pièces détachées
qui sen vont danser à tous les coins de la pièce
par une bonne bombe post-atomique, de temps à autre. Un truc
qui donne envie au saturé sonore que je suis certainement, de
se lever quand même, et de bouger.
Les deux premières traques de ce E.P. (« millenium sound
» et « excession ») sont empreintes de la même
énergie sulfureuse, sexuelle, psychotique, poétique. Diablement
urbaines. Le pied claque et résonne et rebondit sur le parquet,
saccordant à merveille avec le A Credible Eye Witness de
la compilation Nature (lui-même un des plus beaux parquet-pongers
de ce printemps 99).
Les volutes synthétiques qui trimbalent leur morgue entre les
édifices translucides et froids sont aussi vicelardes que celles
de Datathief, dans un premier temps. Puis elles se démaquillent,
ôtent flingues et bonnets, pour nous dévoiler un cur
plus tendre quon ne laurait cru. Beaucoup de bonnes choses
donc pour un simple maxi, chaudement recommandé de ce fait.
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