SNOG
« I snog, therefore I
am » (Hymen ¥704) - 1999

Cest un double
CD où règne un tel fatras, de sons, dodeurs, dinspirations
hétéroclites, quil ne plonger le malheureux chroniqueur
dans un état dhébétude prolongé. Savoir
que Dave Thrussel - alias Black Lung, maître duvre
des plus belles ténèbres synthétiques - en est
lauteur/inspirateur (puisque sy faisant remixer une clique
de déviants notoires ), cela ne nous aide pas à mieux
nous y retrouver. On savait le parano Thrussel aficionado de country-music,
autant que peut lêtre un Al Jourgensen (Ministry) : de là
à se limaginer jouer les canards crooners derrière
un micro, il y avait quand même un sacré pas
Cest pourtant ce qui se passe, sur les premiers titres de chacun
des deux disques, où Thrussel débite des chansonnettes
dune voix salace
Un mélange déjà étonnant,
qui, passé aux diverses moulinettes présentes, génère
tout et son contraire. Sur le premier, on saute allègrement dambiances
Chemical Brothers/Black Lung (le remix par Black Lung), toutes guitares
dehors, à leur absolu opposé, au parfum de Dumb Type (remix
par Shinjuku Thief). Le deuxième disque est plus constant dans
la qualité, même si la hardtechno la plus sourde y côtoie
le jazz le plus ironique. Atom Heart (du cristal étouffé),
et Xingu Hill (pop-jazz angélique) surprennent dagréable
façon.
Ce double album est plein de bonnes choses, autant que de sales pièges
à loups rouillés ; il mérite le titre de fourre-tout
le plus disparate de lannée.
Mention spéciale pour la fiche dinformation promo, pendant
mégalomane et sciemment bouffon aux délires paranoïaques
de Black Lung
Bonne blague, qui fait sourire et nous plonge dans
lattente des prochains exploits mélos du sieur Thrussel
: les deux parties du « One beautiful day » sont là
pour nous rappeler avec quelle aisance il sait nous serrer la gorge,
quand il le veut bien
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