SPEEDY J « Patterns » E.P. (Novamute 60) - 1997

On peut dire que Jochem Paap (alias Speedy J... ou l’inverse) a réussi son retour en beauté, tant la critique unanime, de Datacide à Coda, a plébiscité l’album « Public Energy n°1 » et son maxi « Ni Go Nix ».
Presque toute la critique, en fait, puisque L’Ultime Atome, n’a pas dédaigné évoquer cet album flamboyant dans ses pages. La faute à qui, hein Cover ? Un simple oubli ?
Puisqu’il faut visiblement que je m’en mêle, parlons donc de ce maxi 2 titres (+ un simple face bonus) qui poursuit la réussite du “Sympathique hollandais”™ (merci à Jean-Yves Leloup pour l’autorisation d’emprunt). Bon, si on souhaitait faire la fine bouche, agiter un peu de mauvais esprit, on remarquerait que Speedy J n’a inventé ni le fil à couper l’eau chaude, ni l’electro dark industriel. En rock’n’roll, on parlerait même d’un disque bandwagonesque (ah, la douce époque du noisy pop... mais je m’égare).
Anyway, l’Ultime Atome n’est pas du genre à vilipender à tort et à travers ; et comme le disait justement J.J.G. quand la musique est bonne... et elle l’est d’ailleurs ici. 3 longs trax donc, sur 2 vinyles, d’excellentes constructions, sonorisées d’une manière qui force le respect.
En premier lieu, voici « Patterns », dans une version remixée en A side. Dark ambient en intro, puis brusque démarrage façon breakcore londonien (les gros durs apprécieront), enfin longue période synthé-phonique. Le meilleur est en B side avec « Pannik », puissant et élancé qui ravive un lointain souvenir de Frankfurt. Rave music not dead ? Quant au bonus, sur le second vinyle, il en remet une chouette couche, posée ce coup-ci sur une rythmique jeune et moderne labellisée electrautechre. A nouveau, c’est un succès. Et là dessus, Speedy J a, comme dirait l’autre, tout notre respect.