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« Picknick mit Hermann
! » (Rhiz) - 1998 Ce qu'on y entend
: Après une intro chouettement nappée de chocolat
achement glacé (1), on ségare au coeur dune
superbe dérive rythmique, crissurante, assaisonnée de
quelques notes de synthé desprit guitare - boogie folk
-. Nonchalance toute automatique, comme un fusil, un peu (2). Arrive
alors un jazz malade, du genre uppercut gueule de bois récoltée
au premier bar biturique venu. En arrière-salle un robinet farceur
se laisse aller au supplice de la goutte. Vilaine, la goutte. Peinte
dun rictus maboule (4). Puis quelques petits galimatias indus,
vagissements, mignonnes ondulations de tôle (5), annonçant
le come back du groove ; jazz, encore, bien embulbé
de bleeps quand même cette fois-là (6). Un pied sélance
puis se lance, de la planète dà côté,
mais - car on ne perd pas le sens des réalités, ici, ma
bonne dame ! -, gravitation oblige, il tombe et puis se perd dans le
manteau cosmique épais, épais, épais... (8). Un
japanese snappin hip hop nip hon ensuite, par des allemands :
le tube du disque ? (9). Fermetures éclairs funky et claquettes
accélérées se superposent puis montent en surtension
lorsque se pointe un beat à fragmentation, totalement fracasse,
mon capitaine... (13). Puis une aiguille dhorloge marécageuse
; superbe litanie dangoisse, mélancolie poisseuse, qui
divague à lames émoussées... (14). Le drumnbass
alors est percutant, forcément incisif au coeur dun tel
haschich parmentier (15). Lharmonica des Carpathes, un orgue trépanateur
de mélodies, vicieusement avorté, juste au bord de la
larme au bord de loeil (17). Hardcore phunk ensuite, dans les
cuisines dun resto thaï ; une note déchirante vient
y semer sa zone, tout cela prend son envol et touche au coeur. Beau
combien... (18). Pure ballou pour finir, cerise sur le parpaing : «
In the summertime », spéciale version « les gencives
de lespace ». Maousse tordant, oui... Mr Øpless |