V/A « Privileged frames for reference» (VVM Test 002) - 1996


Il vous fut dit grand bien dans nos pages de la compilation « 01 61 » de Skam, réunissant les talents disparates de Jega, Gescom et Datathief. Cet objet, aussi novateur qu’agréablement remuant, était en fait une collaboration avec le jeune label VVM. [Question : Le Split label, nouveau concept du printemps, après la mode des Split E.P. ?].
A VVM, donc, d’affirmer sa propre personnalité, avec cette compilation toute fraîche... et déjà un des grands bonheurs de l’année 1998. Les moments où l’exaltation naît ainsi, de compilations émanant de tout jeunes labels, sont souvent la promesse, de très beaux mois à venir. VVM nous offre, en effet, en pâture, une bonne pelletée d’inconnus réjouissants, d’où émergent les déjà croisés quelque part, comme Wild Man Jan ou Datathief, databandits qui font ici un putain de stress aux playmobils, en bras-de-fer avec la révélation de l’année Jega. Comme chez Skam, on assiste avec délectation à une hybridation des plus naturelle entre des éléments à-priori “incompatibles” : Groove et recherche sonore, émotion et insouciance, nappes et saturation. (Comment ne pas rester béat, avec un demi-sourire de malade mental aux lèvres, en face des perversions hawaïennes de Alien Porno Midgets, par exemple ?). Le tout dans une ambiance enthousiaste et spontanée qui transpire de chaque note, de chaque réverbération electro. Si par hasard vous avez du mal à mettre la main sur cette heureuse compile à sillons, en nos contrées trop occupées à brasser de l’AIR de rien du tout, contactez-les donc aux adresses suivantes : (visiblement ils n’attendent que ça : « Please do not remain alone - ignorance will not save you »).