V/A « Vol. 3 - United mutations » (Lo Recordings CD / LP 03) - 1997
V/A « Vol. 4 - Further mutations » (Lo Recordings CD / LP 05) - 1997

Ah, l’eau
Al Hô
Aaaaaaaahh ! ! Lo
S’il me venait la subite idée d’affirmer à la société incrédule que ce label est un des meilleurs de le monde, que n’eut-il pas fallu que je me décarcassâsse la sainte et substantifique moelle pour accoucher d’une chronique digne des meilleurs délires cosmiques d’un Øpless dopé au Sounds Never Seen en tube.
Que nenni, mon bon prince !
Le fainéant que je suis ne pondra jamais un Goncourt, ni même une fiche cuisine dans Ici M’dame. Autant rentrer dans ce cas dans le vif de la chair du sujet.
Lo, label anglais proche de la mouvance électronique de certains Ninja Tune ou autres Fat Cat, se distingue musicalement par une fusion (et là, mon gars, le terme prend tout son sens) avec un post rock pur (sans être dur).
Pour illustrer ce discours deux compilations d’une série réalisée il y a un an déjà (comme quoi les précurseurs sont souvent reconnus avec quelques temps de retard, même par nos soins), avec au programme pour le vol. 3 : Luke Vibert, Aphex Twin, Tortoise, David Kristian et autres Thurston Moore… ; et pour le vol.4 : Bedouin Ascent, Ganger, DJ Vadim, Cujo (alias Amon Tobin) et encore Luke Vibert ou The Sycophants… Déjà, rien qu’avec çà, un programme bien urbain, foi d’moi !
Mais à l’écoute, rien que le fait de regrouper et de disséquer toutes les expériences musicales ici présentes me prendrait pas loin d’un UA entier. Les seules choses qu’on est certains de ne pas retrouver sont : la techno, la trance et le speed boule.
Quelques lignes directrices : un tempo lancinant, haché et syncopé, une foultitude d’intermèdes ambient–post rock propices à l’introspection et au relâchement des turpitudes scotchées à tout un chacun, un je-ne-sais-quoi de chaud et froid (des racines musicales blanches et noires exploitées ici avec un juste salaire)…. et encore plus.
FAQ : une distinction entre ces 2 tomes ?
Maître Capello : - le vol.3 garde un leitmotiv électroni-que (drum’n’bass, trip hop, ambient),
- le vol.4 explore plus la fusion (post électronique couillu, ambient subliminal).
A noter autour de ces 2 doubles albums : les 2 premiers volumes + une série de maxis, sortes de mini compilations (on s’arrêtait l’année dernière au 6ème E.P.).
Bref ce label mériterait un putain d’bon chroniqueur (peut être même surtout un bon distributeur), mais on est bien obligé de faire avec c’qu’on a. En tout cas matez chez votre disquaire : s’il a du Lo, c’est pas un péquenod !