VIRTUS « E.P. Cure » (Reload Limited) - 1996
 
« E.P. Cure » vinyleux entre les doigts - enfonce un cathéter
à pointe de diamant dans le sujet - je sursaute - brève
cataplexie - découvre en me retournant, trop tard, que la purée
debola virtuelle sextirpe glueusement des baffles, pourtant
surgrillagées pour loccasion.
Soyons fous : commençons pour une fois par la face B. Le premier
court-métrage de celle-ci nous fait reprendre la route tortueuse
dune Balade Au Bout du Monde jusquau cur
abandonné (mais bien vivant !!!) dun complexe industriel.
Là, une machine infernale nommée « Mechanoïd
entity » se fait et se défait aussi autarciquement que
brusquement.
Le deuxième mouvement hypnotise encore un peu plus avec «
Barking machines » ; bien plus barré ; encore meilleur.
Eclate alors dans nos oreilles la salvatrice perfidie du « Virtus
». Epousant aussi le kick (mais pas pour la beauté du geste!!!),
le long doigt rigolard senfonce profond dans le gosier, bien chatouilleux,
de lengin. Jusquà plus faim, jusquà
plus son.
Côté face, Seal sillonne avec autant de bonheur. Avec «
Natures revenge », où comment un beau morceau dambient
expérimental tombe dans un bain effervescent de trance
et de bpm. « Direct crash » est, lui, à découvrir
vous-même ; au coin dun carrefour, de préférence.
Et pour le même prix, cet E.P. dense comme un album vous offre
le droit à une rédemption : « Catharsis ».
Tout y est, du simple usage passif du voyage ambient (les titres sont
si importants), à lutilisation du « Virtus »
comme instrument actif de tortures et de mutations cérébrales...
Ce disque est définitivement beau.
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