MARUMARI « Ballad of the round ball » (Carpark 002) - 2000

Tiens, du Carpark ! On le savait actif, ce label new yorkais. Tiens, Marumari ! on savait, aux dires de la Blatte, que ce jeune homme au patronyme de croquignol pour chansons enfantines était une “révélation” de ce printemps 2000. Comme le monde, il est plus petit qu'un bigorneau, à notre époque, on ne s'étonne guère de croiser l'un chez l'autre. C'est un album et un son surprenants qui nous sont ici offerts ; fruits d'une “immaturité fertile”, fruits qui s'avèrent charnus et bigarrés. La jovialité, surtout, est de mise. Les premières écoutes procurent une impression confuse d'indistinct, d'effiloché. Car rien ne semble acquis, jamais, vraiment. Les volutes superposées font songer aux travaux de Mark Clifford [Disjecta, Seefeel] mais les percussions -joviales, et allégée plus encore d'accents dub - pervertissent cette image éthérée avec insolence. Drôle de mixture que celle-là…
Certes, il faudra affiner tout ce mélange, rendre l'ensemble plus saisissable (encore que…) ou déterminé. Toujours est-il que ces galops (demi trots, plutôt) d'essai sont engageants. Nous ne manquerons pas d'étudier à la loupe l'évolution du cas Marumari.

Mr Øpless

http://www.marumari.com