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QUENCH « A journey into electronix » (U-Cover 02 / Silver Recordings)
De l'auteur
du disque nous ne pourrons rien dire, ceci de son propre vœu,
puisqu'il s'entend à préserver son anonymat. On peut
présumer qu'il ne s'agit pas du Quench auteur au début
des nineties d'un tube technopop ignoble (« Dreams »).
Encore que… il s'agirait d'une rédemption comme on n'en
croise guère ; comme néanmoins on en croise : prenez
Jacques Chirac, plus nullement incommodé par l'odeurs des noirs
depuis juillet 1998, en voilà un bel exemple. Dans le doute,
nous abstenir. Et digresser, d'abord, sur le label U-cover, émanation
de l'hydre Silver, dont on vous a souvent chanté les louanges
- ainsi que celles de son mentor Starfish Pool - en matière
de techno rêche et minimale. Le premier opus de U-Cover –
non, oui, non, sorry - était, d'ailleurs, de Starfish Pool.
Dans le doute, par contre, voilà où la musique de Quench
ne nous laisse pas. Encore que. Il est vrai que quelques tracks, dont
l'entrée (« Magleb »), jouent sur l'agonie pneumatique.
Mais à l'instar de ce qui habite le « EP 7 » de
Autechre ou le « Appetite for disctruction » de Funkstörung
- car cet album, lâchons le morceau, est de cet acabit-là
-, derrière cet enfouissement forcené dans le bruitisme,
se fait bientôt voir une luminescence tenace. Mr Øpless |