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SOLAR X « Little pretty automatic » (Worm Interface 017) - 1999 Le disque ayant déjà deux ans d'âge (et incluant de surcroît la réédition d'un maxi encore plus ancien), ces lignes feront plutôt office de présentation de l'artiste que de “chronique express”. Prendre Solar X en filature virtuelle à cet effet, ça donne à notre besogne une allure de roman policier au rythme haletant. De glissades hypertextuelles en souvenirs réactivés, on apprend pêle-mêle : que le bonhomme est russe ; qu'il a dirigé là-bas un des rares (et premiers) labels de musique électronique secouée du bocal, Art-tek ; qu'après avoir sorti un E.P. sur le label américain Defective et des tracks éparses chez Worm interface il publie chez ces derniers son premier CD ; que depuis, certes, il habite Londres ; mais qu'au vu des informations précédentes, il ne s'agit pas d'un projet surprise et sous pseudo de Richard D. James… comme certains ont pu le croire. Il pouvait en effet y avoir de quoi le croire. Car les nombreuses pièces musicales regroupées ici allient le frénésie rythmique à l'inventivité mélodique, dans la plus naturelle des schizophrénies, toujours à mi-chemin de la muzak et du robot mixer, sans jamais choisir leur camp. Et cette joyeuse abondance de virtuosité, d'enfantillage, n'est pas sans faire songer à la géniale élasticité d'Aphex Twin. Même l'appel à la danse est irrévocable, tant ces basses, aussi virevoltantes soient elles dans leurs positionnements, sont nettes dans leur impact. Clou du spectacle en fin d’album : Solar X joue les crooners sur fond d'electro pop juvénile, nous rappelant à quel point le russe est une belle langue, et devançant le susdit Aphex dans la réalisation de ce qui doit être un de ses plus gros fantasmes… il s'agit d'un disque essentiel, uniquement disponible en CD, comme le meilleur de la production Worm Interface. Eh ! Plus d'un dj s'en mord les doigts… Mr Øpless |